Accueil · Lexique
L'encyclopédie de la paella

Les mots de la paella,
expliqués pour de vrai

Du riz de l'Albufera au socarrat, du sofrito au déplacement facturé au kilomètre : 140 notions en clair — ce que c'est, pourquoi ça compte, et ce que ça change pour votre événement. Écrit par un chef, pas par un dictionnaire.

Cliquez sur n'importe quelle carte : elle ouvre la fiche complète.

Le riz et les ingrédients
La cuisson
Les paellas et ce qui les accompagne
Organiser son événement
En Suisse romande
Culture, origine, traditions
Le riz et les ingrédients

Riz J. Sendra

Le J. Sendra est un riz rond de l'Albufera, la lagune au sud de Valence. Sa particularité : il absorbe environ trois fois son volume de bouillon tout en gardant son grain entier. C'est exactement ce qu'on demande à un riz à paella — prendre le goût du fumet sans devenir une crème.

La différence se voit à l'assiette : les grains restent distincts, chacun chargé de saveur. Un riz long façon basmati glisserait sans rien prendre ; un arborio à risotto libérerait son amidon et lierait le plat. Ni l'un ni l'autre ne fait une paella.

Pourquoi ça compte pour vous : c'est le poste où l'on ne fait aucune économie. Le riz représente une part minuscule du coût d'un événement et la totalité du résultat dans l'assiette.

Le riz J. Sendra de l'Albufera

Le riz et les ingrédients

Riz Bomba

Le Bomba est la variété la plus réputée, et la plus chère. Son grain se dilate en largeur au lieu de s'allonger, ce qui lui donne une résistance remarquable : il pardonne quelques minutes de cuisson en trop là où d'autres riz s'effondreraient.

Cette tolérance a un prix — souvent le double du J. Sendra. Elle est précieuse pour un cuisinier qui débute ou qui travaille dans des conditions imprévisibles.

Notre choix : quand on maîtrise son feu et son timing, le J. Sendra donne un grain au moins aussi bon. Nous gardons le Bomba pour les très grands volumes, où la marge d'erreur se resserre.

Le riz et les ingrédients

Riz Albufera

Variété obtenue en croisant le Bomba et le Sénia, elle porte le nom de la lagune valencienne. Elle vise le compromis : la capacité d'absorption du Sendra avec une partie de la résistance du Bomba.

On la trouve encore peu hors d'Espagne. Elle mérite d'être connue si vous cuisinez vous-même une paella : c'est le riz le plus indulgent des trois grandes variétés de qualité.

Le riz et les ingrédients

Safran

Le safran est le stigmate séché du Crocus sativus. Chaque fleur en donne trois, cueillis à la main à l'aube. Il faut environ 150 000 fleurs pour un kilo — d'où le prix, et d'où le nombre de contrefaçons.

Ce qu'il apporte à la paella n'est pas la couleur mais l'arôme : une note foinée, légèrement amère, miellée. La couleur dorée arrive en prime. C'est l'inverse du colorant alimentaire, qui donne un jaune vif et rigoureusement aucun goût.

Le test : du vrai safran infusé dans de l'eau tiède colore lentement, en dix minutes. Un colorant vire en trois secondes. Si le riz est jaune fluo dès la première minute, ce n'est pas du safran.

Le safran, or rouge de la paella

Le riz et les ingrédients

Colorant alimentaire

La plupart des paellas jaune vif servies en Europe ne doivent leur couleur à aucune fleur : c'est de la tartrazine (E102), parfois vendue en sachet sous le nom de « colorante para paella ». Elle coûte quelques centimes et colore instantanément.

Elle n'est ni dangereuse ni honteuse — dans beaucoup de foyers espagnols, on l'utilise en semaine. Mais elle ne remplace rien : elle donne la couleur sans l'arôme.

Ce que nous faisons : du safran, toujours. Notre riz est plutôt doré qu'électrique, et c'est la bonne nouvelle.

Le riz et les ingrédients

Pimentón de la Vera

Dans la vallée de la Vera, en Estrémadure, les piments sont séchés lentement au-dessus de braises de chêne pendant une quinzaine de jours, puis moulus à la meule de pierre. Ce fumage est ce qui distingue le pimentón d'un paprika ordinaire.

Il existe en trois versions : dulce (doux), agridulce (aigre-doux), picante (piquant). Nous travaillons le doux — il apporte la profondeur fumée sans imposer de piquant à une table où il y a des enfants.

Le geste : le pimentón se jette dans l'huile hors du feu vif, quelques secondes seulement. Brûlé, il devient amer et le sofrito est perdu.

Le pimentón de la Vera

Le riz et les ingrédients

Ñora

La ñora est un poivron rond séché au soleil, cultivé principalement à Murcie. On la fait tremper, on gratte sa chair, et cette pulpe rejoint le sofrito. Elle n'est pas piquante du tout : elle apporte une douceur fruitée et une couleur profonde.

C'est un de ces ingrédients qu'on ne repère pas dans l'assiette mais dont l'absence s'entend. Sans ñora, un sofrito reste plat ; avec, il a du fond.

La ñora, poivron de Murcie

Le riz et les ingrédients

Sofrito

Le sofrito, c'est tomate, ail, poivron et pimentón mijotés doucement dans l'huile d'olive jusqu'à ce que l'eau soit partie et que le mélange fonce et confise. C'est la fondation aromatique de toute la paella.

Il ne se bâcle pas. Un sofrito de cinq minutes reste acide et aqueux ; un sofrito de vingt minutes est sombre, concentré, presque sucré. Comme tout le reste se construit dessus, c'est là que se joue la différence entre une paella correcte et une paella dont on se souvient.

Ce que vous verrez : pendant le show-cooking, c'est le moment le plus calme — et celui où l'odeur commence à circuler chez vos invités.

Le sofrito, base de la paella

Le riz et les ingrédients

Fumet

Le riz d'une paella ne cuit pas dans l'eau : il cuit dans un bouillon, et il en absorbe trois fois son volume. Tout ce qu'il y a dans ce liquide finit dans le grain. C'est la raison pour laquelle le fumet n'est pas un détail.

Chaque recette a le sien : bouillon de volaille pour la Valenciana et la Mixta, bouillon de poisson pour les recettes de la mer, bouillon de légumes pour la végétarienne. Le riz n'a pas le même goût selon celui qu'on lui donne.

Ce qu'il n'y a jamais dans nos paellas : ni cube, ni poudre, ni eau salée. Le bouillon est liquide, et c'est ce qui sépare un riz jaune d'une paella.

La règle simple : un riz ne peut pas être meilleur que le liquide dans lequel il a cuit.

Comment se tire un fumet de fruits de mer

Le riz et les ingrédients

Huile d'olive Picual

La Picual est la variété d'olive la plus cultivée d'Andalousie. Elle est riche en polyphénols et en acide oléique, ce qui lui donne une stabilité remarquable à la chaleur : elle ne se dégrade pas quand on saisit la viande ou qu'on confit le sofrito.

En bouche, elle est franche : une amertume nette, un léger piquant en fin de gorge. Ce sont les marqueurs d'une huile vivante, pas d'un défaut.

Vierge extra, toujours : c'est le premier ingrédient qui touche la paellera, et il reste présent jusqu'au bout.

L'huile d'olive AOVE Picual

Le riz et les ingrédients

Aïoli

L'aïoli authentique — all i oli, « ail et huile » en valencien — ne contient que ça : de l'ail pilé au mortier et de l'huile d'olive, montés en émulsion. Pas d'œuf, pas de moutarde. C'est un exercice de patience : l'huile se verse en filet, goutte à goutte au départ.

Beaucoup d'aïolis servis en Suisse sont des mayonnaises à l'ail. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas la même chose : plus doux, plus gras, sans le mordant de l'ail cru.

Où il compte le plus : avec la fideuà et l'arroz negro, où il est traditionnellement indissociable du plat.

L'aïoli authentique

Le riz et les ingrédients

Garrofó

Le garrofó est un haricot blanc large et plat, à la texture crémeuse et au goût très doux. Avec la ferradura, c'est l'un des deux légumes obligatoires d'une paella valenciana authentique.

Il fond en bouche et absorbe le bouillon comme une éponge. Beaucoup de paellas européennes le remplacent par des haricots blancs ordinaires — c'est mangeable, mais on perd la texture qui fait la signature du plat.

Le riz et les ingrédients

Ferradura

Haricot vert large et plat, appelé ferradura (« fer à cheval ») en valencien pour sa forme incurvée. Il apporte du croquant et une note végétale franche qui équilibre le gras de la viande.

Il se coupe en tronçons de trois ou quatre centimètres et rejoint la paellera juste après la viande, avant le sofrito.

Le riz et les ingrédients

Artichaut

L'artichaut est une addition classique en hiver et au printemps, quand il est bon. Coupé en quartiers et saisi avec la viande, il donne une amertume élégante qui va très bien avec le safran.

Le détail technique : l'artichaut libère des composés qui peuvent griser légèrement le riz autour de lui. Ce n'est pas un défaut, c'est chimique — et c'est la marque d'un artichaut frais, pas en conserve.

C'est le cœur de notre paella végétarienne.

Le riz et les ingrédients

Romarin

Dans la campagne valencienne, on pose une branche de romarin sur le riz pendant les dernières minutes de cuisson, puis on la retire. Le parfum se dépose ; il ne s'infuse pas.

C'est un détail typique de la valenciana — et une erreur fréquente est d'en mettre trop, ou trop tôt : la paella devient une infusion. Une branche, deux minutes, et on l'enlève.

Le riz et les ingrédients

Escargots

La paella valenciana la plus orthodoxe contient des vaquetes, de petits escargots de garrigue qui parfument le bouillon d'une note herbacée. Dans certains villages, c'est non négociable.

Ce que nous faisons : nous ne les servons pas. En Suisse romande, l'écart entre l'authenticité et le plaisir de la table penche nettement d'un côté — et le romarin apporte une partie de cette note végétale.

Nous le disons plutôt que de prétendre à une orthodoxie qu'on n'applique pas.

Le riz et les ingrédients

Lapin

Poulet et lapin : c'est le duo d'origine, hérité d'une cuisine paysanne qui utilisait les animaux de la ferme. Le lapin apporte une chair plus ferme et un goût plus marqué que le poulet seul.

Il se découpe en petits morceaux avec l'os — l'os donne au bouillon ce que la chair ne peut pas donner — et se saisit longuement au départ, jusqu'à ce qu'il soit vraiment doré.

En pratique : nous le proposons pour une valenciana authentique. Beaucoup de clients suisses n'y sont pas habitués ; nous le signalons toujours à la commande plutôt que de créer la surprise à table.

Le riz et les ingrédients

Chorizo

C'est le sujet qui fâche les Valenciens plus que tout autre. Le chorizo est gras, très fumé et fortement chargé en pimentón : ajouté à une paella, il domine tout le reste. Le safran disparaît, le sofrito disparaît, le riz prend une couleur orangée uniforme.

Le problème n'est pas moral, il est technique : on a passé une heure à construire des couches de goût, et un ingrédient les efface toutes.

Chez nous : jamais dans la paellera. En revanche, le chorizo a toute sa place en assiette, tranché, à l'apéritif — c'est là qu'il est bon.

Voir la charcuterie

Le riz et les ingrédients

Crevettes et gambas

Dans une paella de fruits de mer, les crevettes jouent deux rôles. Leurs têtes et carapaces font le fumet — poêlées, écrasées, mijotées. Et les corps se posent sur le riz dans les toutes dernières minutes, le temps qu'ils rosissent.

Une crevette qui cuit vingt minutes devient caoutchouteuse. C'est la faute la plus courante, et elle est irréversible.

Le spectacle : c'est le moment où la paella s'habille. On les dispose en couronne, et c'est généralement là que les téléphones sortent.

Nos paellas

Le riz et les ingrédients

Moules

Les moules se posent coquille vers le bas dans les dernières minutes. En s'ouvrant, elles libèrent leur eau de mer directement dans le riz autour d'elles — c'est un assaisonnement gratuit et très précis.

La règle de sécurité : une moule qui ne s'ouvre pas ne se force pas, elle se jette. Et elles se nettoient et s'ébarbent le jour même.

Le riz et les ingrédients

Calamars

Le calamar a une règle bien connue des cuisiniers : il est tendre s'il est saisi très vite, ou s'il mijote longuement. Entre les deux, il durcit.

Dans une paella, on le saisit au tout début avec la viande, puis il accompagne le sofrito et cuit avec le riz : il est dans le registre « long ». Coupé en anneaux réguliers, il fond.

Le riz et les ingrédients

Encre de seiche

L'encre est un liquide très concentré, vendu en petits sachets. Diluée dans le fumet, elle colore l'ensemble du riz en noir profond et apporte un goût franchement marin, légèrement sucré.

Le dosage est délicat : trop peu et le riz est gris sale, trop et le plat devient amer. C'est un des rares ingrédients où l'on n'improvise pas.

Un avertissement utile : elle tache les dents, brièvement. C'est vrai, c'est passager, et il vaut mieux prévenir les invités que les surprendre.

Le riz et les ingrédients

Tomate râpée

La tomate du sofrito se prépare en coupant le fruit en deux et en le râpant sur une grosse râpe, la peau restant dans la main. On obtient une pulpe fine, sans peau ni morceaux, qui confit régulièrement.

Des dés de tomate resteraient en morceaux dans le riz ; du concentré donnerait une acidité plate. La tomate râpée, mijotée jusqu'à foncer, c'est le geste qui fait la différence.

Le riz et les ingrédients

Le point de sel

Le riz absorbe le bouillon tel quel : s'il est fade, tout le plat sera fade, et saler après cuisson ne fait que déposer du sel en surface. Le point de sel se règle dans le bouillon, qui doit être légèrement plus salé que ce qu'on trouverait agréable à boire.

C'est un des rares moments où le cuisinier goûte à la cuillère devant tout le monde. Ce n'est pas de la mise en scène.

Un corollaire : une fois le riz posé, on ne rectifie plus et on ne remue plus. La paella est un plat qui ne se retouche pas.

Le riz et les ingrédients

Citron

Les quartiers de citron se servent à part, et chacun décide. Une partie des Valenciens considère que citronner une paella réussie revient à masquer le travail du bouillon ; l'autre trouve que l'acidité réveille les fruits de mer.

Notre position : nous en proposons toujours, sans commentaire. C'est votre assiette.

Le riz et les ingrédients

Bouillon de légumes

Une paella végétarienne ratée, c'est presque toujours du riz cuit à l'eau salée avec des légumes dessus. Le manque se sent immédiatement.

Un vrai bouillon de légumes donne au riz la profondeur que le bouillon de volaille donne aux autres versions. C'est lui qui fait de la végétarienne une recette à part entière, et pas un plat auquel on aurait retiré quelque chose.

Chez nous : jamais un cube, jamais de la poudre, jamais de l'eau salée — et la paella végétarienne cuit dans sa propre paellera. C'est aussi la seule de la carte dont le bouillon ne déclare aucun allergène.

Voir la paella végétarienne

La cuisson

Socarrat

Le socarrat est la couche de riz qui a caramélisé au contact du fond dans les dernières minutes. Elle est dorée, légèrement croustillante, et concentre tout le goût du plat. À Valence, on la gratte à la cuillère et c'est le meilleur morceau.

Elle s'obtient à la toute fin : quand le bouillon a disparu, on remonte le feu vingt à trente secondes. Le son suffit à savoir — un léger crépitement sec. Une seconde de trop et ce n'est plus du socarrat, c'est du brûlé.

Pourquoi une plaque ne le fait pas : il faut une flamme large qui chauffe tout le fond d'un coup. C'est aussi pour ça qu'on cuisine sur place et pas en cuisine.

Le socarrat, secret du fond

La cuisson

Paellera

Le mot paella désigne d'abord le récipient — le plat a pris le nom de sa poêle. Elle est large et très peu profonde, en acier, avec deux anses.

Sa forme n'a rien de décoratif : elle étale le riz sur une couche mince, de l'ordre de deux centimètres. C'est ce qui permet au bouillon de s'évaporer vite et régulièrement, et au socarrat de se former sur toute la surface. Dans une casserole profonde, le riz du dessous bout pendant que celui du dessus attend — on obtient un risotto raté.

Chez nous : une paellera de 80 cm couvre confortablement jusqu'à 80 convives. Au-delà, on passe à 100 cm ou on installe une seconde paellera.

Paellera : métal et diamètre

La cuisson

Brûleur à gaz

Le brûleur à paella est une couronne de gaz à plusieurs anneaux, dont on règle la puissance indépendamment. C'est ce qui permet de chauffer tout le fond de manière égale puis de moduler à la seconde près.

Le feu de bois est plus photogénique et sensiblement moins maîtrisable : il monte et retombe, chauffe par zones, et exige un cuisinier occupé à gérer les braises au lieu du riz. Sur un événement où l'on sert à une heure précise, ce n'est pas une option — sans compter la fumée, les étincelles et les règles d'usage des lieux.

Notre choix est ferme : gaz, toujours. Le spectacle vient de la paellera et de la flamme sous elle, pas d'un feu de camp.

Bois ou gaz pour la paella ?

La cuisson

Les trois anneaux

Un brûleur à paella professionnel a deux ou trois couronnes concentriques, chacune avec sa vanne. Cela permet de chauffer fort au centre pour saisir, puis d'ouvrir les couronnes extérieures pour répartir la chaleur quand le riz entre.

C'est la clé d'une cuisson homogène sur 80 cm de diamètre : sans les couronnes extérieures, le bord reste cru pendant que le centre brûle.

La cuisson

Niveler la paellera

Le bouillon obéit à la gravité. Sur une paellera penchée, il s'accumule d'un côté : ce côté surcuit et l'autre reste sec. Sur 80 cm de diamètre, une pente de rien du tout suffit à ruiner la moitié du plat.

Le geste : on met la paellera à niveau avant d'allumer, avec un niveau à bulle et des cales si le sol est irrégulier. C'est la première chose que fait le chef en arrivant — bien avant de sortir un ingrédient.

Ce que ça implique pour vous : l'emplacement doit avoir un sol raisonnablement plat. Une pelouse bosselée ou une allée en forte pente compliquent les choses ; on le repère à la visite ou sur photo.

La cuisson

Ne pas remuer

Une fois le riz réparti dans la paellera, on n'y touche plus. Remuer libère l'amidon du grain, qui lie le bouillon et donne une texture crémeuse — exactement ce qu'on cherche dans un risotto, exactement ce qu'on fuit dans une paella.

Et remuer empêche le socarrat de se former, puisque le riz du fond ne reste jamais au fond.

Ce que vous verrez : le chef répartit le riz une fois, égalise, et ensuite ne fait plus que régler le feu et regarder. Beaucoup d'invités trouvent ça frustrant. C'est justement le métier.

La cuisson

Dix-huit minutes

Une fois le riz versé, il cuit environ dix-huit minutes : les dix premières à feu vif, les huit suivantes à feu doux, puis les dernières secondes de socarrat. Ce chiffre bouge un peu selon la variété et le vent, jamais beaucoup.

C'est ce qui rend l'heure du service prévisible — et c'est aussi ce qui la rend rigide. Une paella ne s'accélère pas parce que les invités ont faim, et elle ne se garde pas parce que le discours s'éternise.

La conséquence pratique : on cale le départ de la cuisson sur l'heure du repas que vous nous donnez, avec quelques minutes de marge. C'est pour ça qu'on vous demande cette heure si précisément.

La cuisson

Ratio riz-bouillon

La proportion de départ tourne autour de trois volumes de bouillon pour un volume de riz, selon la variété. Mais contrairement à une casserole couverte, la paellera est ouverte : une partie du liquide s'évapore, et le vent ou la chaleur ambiante changent cette part.

C'est pour cette raison que le ratio est un point de départ, pas une recette. Un chef expérimenté ajuste en cours de route, en regardant le niveau et en écoutant.

La cuisson

Le bruit de la paella

Au début, le bouillon bout franchement : bruit de liquide. Puis le son se resserre à mesure que le niveau baisse. À la fin, quand il ne reste plus de liquide libre, on entend un crépitement sec — c'est le socarrat qui commence.

Trente secondes de plus et le crépitement devient une odeur. C'est là qu'on coupe.

Un cuisinier qui se penche sur sa paellera à la fin ne fait pas de la figuration : il écoute.

La cuisson

Le repos

Quand le riz est cuit, la paella quitte le feu et repose cinq minutes, couverte d'un linge. L'humidité restante finit de se répartir, les grains se raffermissent, les saveurs se posent.

Servie immédiatement, la même paella est plus humide et moins nette en bouche. Cinq minutes de patience, et le grain est parfait.

En pratique : ce sont les cinq minutes pendant lesquelles on invite les gens à s'approcher, et pendant lesquelles la photo se prend. Rien n'est perdu.

La cuisson

Épaisseur du riz

Une paella n'est pas un plat qu'on empile. Le riz s'étale sur environ deux centimètres, et cette contrainte détermine tout : la taille de la paellera dépend du nombre de convives, pas l'inverse.

Plus épais, le riz du fond surcuit avant que celui du dessus soit prêt, et le socarrat ne se forme pas. Plus fin, il sèche.

Ce que ça implique pour votre événement : c'est la vraie raison des seuils de dimensionnement — au-delà d'un certain nombre d'invités, il faut une paellera plus grande ou une seconde, pas simplement « plus de riz ».

La cuisson

Quantité par personne

On compte de l'ordre de 100 grammes de riz cru par personne pour une paella servie en plat principal, un peu moins si l'apéritif a été copieux. À la cuisson, ce riz triple de volume.

C'est une des questions les plus fréquentes quand quelqu'un veut cuisiner lui-même, et la source d'erreur la plus commune : on prévoit trop peu de riz et trop de garniture.

Une paella pour 25 personnes

La cuisson

Culottage

Une paellera en acier au carbone se protège de la rouille par une fine couche d'huile polymérisée, exactement comme une poêle en fonte. Elle noircit avec le temps : ce n'est pas de la saleté, c'est son culottage.

Elle se nettoie à l'eau chaude sans détergent agressif, se sèche immédiatement, et se huile légèrement avant rangement. Une paellera lavée au lave-vaisselle est une paellera perdue.

À l'usage : une paellera bien culottée attache moins. Celle qui arrive chez vous a plusieurs centaines de cuissons derrière elle.

La cuisson

Acier, inox ou émaillé

L'acier au carbone est le choix traditionnel : il conduit vite et fort, ce qui est indispensable au socarrat. Il demande un culottage et rouille si on le néglige.

L'émaillé ne rouille pas et se nettoie facilement, mais l'émail isole légèrement : le socarrat est moins net. C'est le compromis domestique.

L'inox ne rouille pas non plus et chauffe très inégalement — c'est le pire des trois pour ce plat, malgré son prix souvent supérieur.

Choisir sa paellera

La cuisson

Pare-vent

Une flamme couchée par le vent ne chauffe plus le fond de la paellera : elle lèche le bord. Le résultat est une cuisson par zones, et une consommation de gaz qui explose.

La réponse est mécanique : des écrans pare-vent autour du brûleur, et si nécessaire une tonnelle fermée sur trois côtés. C'est du matériel standard, pas une improvisation.

Là où ça se pose vraiment : les quais du Léman, les terrasses en hauteur, les alpages. On en parle à l'avance quand le lieu s'y prête.

La cuisson

Cuisson en intérieur

Nous préférons l'extérieur, mais l'intérieur est possible dans un local correctement ventilé : une grande salle avec extraction, un garage ouvert, un préau, une halle. La cuisson produit de la vapeur, des odeurs et de la chaleur, et le gaz demande de l'air.

Ce qui ne convient pas : une salle fermée sans aération, une cave, un espace bas de plafond. Nous refuserons plutôt que de prendre le risque.

C'est une des premières questions que nous posons quand un événement est annoncé en salle.

Questions fréquentes

La cuisson

Bouteille de gaz

Le brûleur fonctionne au propane, en bouteille. Nous apportons la nôtre, avec le détendeur, le tuyau aux normes et une réserve — une prestation ne s'arrête pas parce qu'une bouteille se vide.

Vous n'avez donc ni gaz ni électricité de cuisson à fournir. Une prise de courant est appréciée pour l'éclairage en soirée, sans plus.

La cuisson

Cuisson en direct

Une paella se mange dans la demi-heure qui suit sa cuisson. Passé ce délai, le riz continue d'absorber l'humidité résiduelle, gonfle, et perd sa texture. Réchauffée, elle ne revient jamais.

C'est une contrainte physique, pas une préférence de chef — et c'est la raison pour laquelle nous ne faisons ni livraison ni plats à emporter. Une paella transportée n'est plus une paella.

Notre modèle en découle entièrement : le chef vient avec la paellera et le brûleur, et la paella se cuisine là où sont vos invités, pour être servie au moment exact où l'on passe à table.

Comment se passe une prestation

La cuisson

Paella à emporter

C'est une demande que nous recevons régulièrement, et la réponse est toujours la même : nous ne faisons ni vente à emporter ni livraison.

La raison est dans l'assiette. Un riz mis en barquette continue de cuire dans sa propre vapeur, gonfle, et arrive pâteux vingt minutes plus tard. On vendrait quelque chose qui porte notre nom sans lui ressembler.

Ce que nous faisons à la place : nous venons cuisiner sur place, dès 25 personnes. Si vous êtes moins nombreux, nous préférons vous le dire franchement plutôt que de bricoler une solution qui décevrait.

Notre service

Les paellas et ce qui les accompagne

Paella Valenciana

La recette d'origine, celle de la campagne valencienne : poulet, lapin, haricots plats (ferradura), garrofó, tomate, safran, romarin. C'est un plat de terre, né chez des paysans qui cuisinaient ce qu'ils avaient.

Ce qu'elle ne contient pas est aussi identitaire que ce qu'elle contient : pas de fruits de mer, pas d'oignon (qui rendrait le riz humide), et surtout pas de chorizo.

Pour qui : les tables qui veulent goûter la vraie chose, et celles où les fruits de mer posent problème.

La paella valenciana traditionnelle

Les paellas et ce qui les accompagne

Paella Mixta

La mixta associe poulet et fruits de mer : crevettes, moules, calamars. Les puristes valenciens la regardent de haut ; en Suisse romande, c'est celle qu'on nous demande le plus souvent, et pour une bonne raison.

Sur une table de cinquante personnes, il y a toujours quelqu'un qui ne mange pas de fruits de mer et quelqu'un qui ne vient que pour ça. La mixta règle la question sans faire deux plats.

C'est notre choix par défaut quand un client n'a pas de préférence marquée — le plus sûr moyen que personne ne reste sur sa faim.

La paella mixte

Les paellas et ce qui les accompagne

Paella de Marisco

Uniquement des fruits de mer : crevettes, moules, calamars, langoustines, sur un fumet tiré des carapaces. Pas de poulet, pas de lapin — le goût est franchement marin, plus direct que dans une mixta.

C'est la version la plus spectaculaire visuellement, et la plus coûteuse en matière première.

À savoir : avec des convives allergiques aux crustacés, elle impose une seconde paellera. Signalez-le à la réservation.

Nos paellas

Les paellas et ce qui les accompagne

Arroz Negro

L'encre de seiche colore le riz d'un noir profond et lui donne un goût franchement iodé, marin, un peu sucré. Le plat se sert traditionnellement avec de l'aïoli, dont l'ail tranche la profondeur de l'encre.

Visuellement, c'est le plus impressionnant de tous — un contraste absolu dans la paellera.

Le conseil honnête : il divise. Sur un grand événement, on le propose volontiers en seconde paellera à côté d'une mixta, plutôt que seul.

Les paellas et ce qui les accompagne

Fideuà

Née à Gandía, sur un bateau de pêche : le cuisinier, à court de riz, a utilisé des fideos, de petites pâtes courtes. Elles dorent d'abord dans l'huile, puis cuisent dans le fumet exactement comme le riz — et se dressent en fin de cuisson.

Le résultat est plus léger que la paella, avec un goût de mer très net.

Servie avec aïoli, toujours. Une bonne carte pour un client qui a déjà fait une paella chez lui et cherche autre chose. Attention : à base de blé, donc pas sans gluten.

La fideuà de Gandía

Les paellas et ce qui les accompagne

Paella végétarienne

Artichauts, poivrons, haricots plats, tomate, parfois asperges ou champignons selon la saison — avec un vrai bouillon de légumes, pas de l'eau salée.

Une paella végétarienne réussie n'est pas une paella dont on a enlevé la viande : c'est une recette construite pour elle-même, avec ses propres équilibres.

Comment on l'organise : quand il y a des convives végétariens dans un groupe, on cuisine dans une seconde paellera dédiée — pas de mélange, pas de contact. C'est une prestation supplémentaire, et c'est la seule façon honnête de le faire.

Voir toutes nos paellas

Les paellas et ce qui les accompagne

Seconde paellera

Installer une seconde paellera permet de servir deux recettes différentes au même repas : une mixta et une végétarienne, une valenciana et un arroz negro, une version sans crustacés à côté de la principale.

C'est aussi la seule réponse sérieuse à une allergie sévère, puisqu'il n'y a alors aucun contact entre les deux plats.

C'est une prestation en supplément, chiffrée séparément sur le devis : c'est du matériel, des ingrédients et du temps de cuisson en plus.

Voir les tarifs

Les paellas et ce qui les accompagne

Paella sans gluten

Une paella classique est naturellement sans gluten : riz, légumes, viande ou fruits de mer, safran, huile d'olive. Rien dans la recette n'en apporte.

L'exception est la fideuà, faite de pâtes de blé — elle en contient. Et comme toujours, une intolérance légère et une maladie cœliaque ne demandent pas les mêmes précautions : pour la seconde, on cuisine à part.

Dites-le à la réservation, cela se prépare aux achats.

Les paellas et ce qui les accompagne

Paella pour enfants

Les enfants mangent moins et n'ont pas les mêmes goûts. Nous appliquons un tarif enfant adapté selon la variété choisie, à préciser au moment du devis avec leur nombre et leur âge approximatif.

Dans les faits, la mixta et la valenciana passent très bien ; les fruits de mer en carapace beaucoup moins. Sur un événement familial, c'est un argument de plus pour la mixta.

Le vrai succès auprès d'eux : le spectacle. Une paellera de 80 cm avec une flamme dessous retient un enfant de six ans bien plus longtemps qu'un buffet.

Tarifs et enfants

Les paellas et ce qui les accompagne

Charcuterie ibérique

Jambon serrano, chorizo, salchichón, fromage manchego : nous les proposons en assiettes déjà dressées, tranchées le jour même par notre fournisseur, prêtes à poser sur la table à l'apéritif.

Ce que ce n'est pas : il n'y a pas de maître-jambonnier ni de découpe de jambon en direct. C'est une prestation à part, qui coûte plusieurs milliers de francs, et nous ne la proposons pas. Nous le disons clairement plutôt que de laisser imaginer.

Les quantités se comptent en assiettes, pas au gramme, et figurent au devis.

Guide de la charcuterie ibérique

Les paellas et ce qui les accompagne

Jambon Serrano

Le serrano est issu de porcs blancs et affiné en altitude, d'où son nom (sierra, la montagne). Sa chair est rosée, son gras blanc et ferme, son goût franc sans être puissant.

Il ne faut pas le confondre avec le jamón ibérico de bellota, issu de porcs ibériques nourris de glands, dont le gras infiltré et le prix sont d'un autre ordre.

À l'apéritif : il se sert à température ambiante, jamais froid — le froid fige le gras et éteint l'arôme.

Les paellas et ce qui les accompagne

Manchego

Fromage de brebis manchega, à pâte pressée, reconnaissable au motif en zigzag de sa croûte — l'empreinte des anciens moules en sparte. Selon l'affinage, il va du doux et lactique (semicurado) au sec et piquant (viejo).

Il se sert en triangles fins, souvent avec un filet d'huile d'olive. C'est l'accompagnement le plus simple et le plus efficace de la charcuterie.

Les paellas et ce qui les accompagne

Sangria

Nous proposons de la sangria rouge, préparée à l'avance, servie au litre. C'est la seule boisson que nous fournissons — nous ne faisons ni bar ni service de boissons.

La sangria blanche ou au cava, très populaire dans certaines régions, ne fait pas partie de notre offre : nous en faisons une bien, plutôt que trois moyennement.

Elle figure au devis avec le nombre de litres. Comptez large pour un apéritif d'été.

Les extras au devis

Les paellas et ce qui les accompagne

Tapas

L'apéritif espagnol accompagne bien l'attente pendant la cuisson : olives, pain à la tomate, charcuterie, fromage. Le rythme s'y prête, puisque la paella se construit sous les yeux des invités pendant une heure et demie.

L'erreur classique : un apéritif trop copieux. Les invités arrivent rassasiés devant une paellera de 80 cm, et il en reste la moitié. Mieux vaut prévoir léger et laisser le plat principal être le plat principal.

Cinq tapas avant la paella

Les paellas et ce qui les accompagne

Pan con tomate

Pa amb tomàquet en catalan : une tranche de pain grillé, frottée d'ail puis de tomate coupée, arrosée d'huile d'olive et salée. Rien d'autre.

C'est l'accompagnement naturel de la charcuterie, et un exemple parfait de la cuisine espagnole : la qualité de trois ingrédients, et zéro technique.

Les paellas et ce qui les accompagne

Dessert

Nous pouvons proposer un dessert en supplément, chiffré au devis. Dans les faits, beaucoup de clients s'en passent : après une paella servie généreusement, l'appétit pour un dessert construit est limité.

Une solution fréquente et légère : des fruits frais, ou un dessert apporté par la famille. Nous n'y voyons aucun inconvénient.

Organiser son événement

Show-cooking

Le show-cooking, c'est cuisiner devant les invités plutôt que dans une cuisine fermée. La paellera s'installe là où sont les gens — jardin, terrasse, salle — et la paella se construit sous leurs yeux pendant une heure et demie.

Ce qui se passe alors n'est pas seulement culinaire. Les gens s'approchent, posent des questions, prennent des photos, discutent avec le chef. Le repas commence bien avant l'assiette — et les invités se parlent au lieu d'attendre assis.

C'est notre seule façon de travailler. Pas de livraison, pas de plats à emporter, pas de buffet déposé.

Notre service traiteur

Organiser son événement

Minimum 25 personnes

C'est notre seuil, et il y a deux raisons derrière.

La technique : une paella a besoin d'une certaine surface pour que la couche de riz soit juste et que le socarrat se forme. Sur une petite paellera, le résultat n'a plus grand-chose à voir.

L'organisation : une prestation, c'est le déplacement, le matériel, les courses la veille, le chef sur place plusieurs heures. Ce sont les mêmes heures pour quinze personnes que pour soixante — au-dessous de 25, le prix par personne deviendrait indéfendable.

Si vous êtes moins nombreux : dites-le nous quand même. Parfois une date se combine, ou l'occasion se prête à réunir un peu plus de monde.

Nos tarifs

Organiser son événement

Tarif par personne

CHF 27 par personne pour la prestation paella, dès 25 personnes et jusqu'à 80. Cela comprend le chef sur place, le matériel de cuisson, les ingrédients et le service depuis la paellera.

Au-delà de 80 convives, le tarif se calcule sur mesure : la logistique change, et cela joue en général en votre faveur au-dessus de 200 personnes.

S'ajoutent selon le cas : le déplacement, calculé sur la distance réelle depuis Clarens ; les extras choisis (charcuterie, sangria, dessert) ; et les tarifs enfants.

Un devis détaillé, poste par poste, vous est envoyé sous 24 h.

Le détail des tarifs

Organiser son événement

Devis

Le devis reprend chaque poste séparément : la paella au nombre de convives, le déplacement calculé au kilomètre réel, les extras choisis. Rien n'y est arrondi au hasard et rien n'est caché en bas de page.

Sans TVA : Pamuca Sàrl n'est pas assujettie à la TVA (art. 10 al. 2 LTVA). Le montant indiqué est le total à régler — il n'y a ni TVA à ajouter, ni TVA à récupérer.

Vous le recevez par email ou par WhatsApp, comme vous préférez, sous 24 h ouvrées. Il est sans engagement.

Demander un devis

Organiser son événement

Acompte

Un acompte de 50 % confirme la réservation. Tant qu'il n'est pas versé, la date n'est pas bloquée dans notre agenda : elle reste disponible pour quelqu'un d'autre.

Ce n'est pas une formalité administrative. Un samedi de juin ou de septembre part souvent des mois à l'avance, et nous ne pouvons pas immobiliser une date sur une intention.

Le solde se règle après la prestation, à réception de la facture.

Questions fréquentes

Organiser son événement

Moyens de paiement

Vous pouvez régler par virement bancaire, par TWINT ou par carte. Pour l'acompte, nous vous envoyons un lien de paiement sécurisé qui ouvre une page à notre nom.

Un réflexe de prudence : nous ne vous demanderons jamais de payer sur un compte différent de celui du devis, ni par un canal inattendu. En cas de doute sur un message reçu, appelez-nous avant de payer.

Organiser son événement

Paiement des entreprises

Option A : 50 % d'acompte à la réservation, solde le jour de l'événement — comme pour tout le monde.

Option B : 100 % à l'avance, pour les comptabilités où l'acompte complique les choses. La facture porte alors une échéance à 30 jours dès son émission — pas depuis la date de l'événement — avec une confirmation écrite de votre service comptable, qui vaut engagement et bloque la date.

Nous ne travaillons pas à 60 ou 90 jours, et la règle est la même quelle que soit la taille du client. Un artisan ne peut pas financer la trésorerie d'une entreprise ; le dire au début évite de le rappeler à la fin.

Événements d'entreprise

Organiser son événement

Délai de réservation

La haute saison va de mai à septembre, et les samedis partent en premier. Pour un mariage en juin ou en septembre, comptez trois à quatre mois d'avance ; pour juillet et août, souvent un à deux mois.

Hors saison, une à deux semaines suffisent généralement, et il arrive qu'une date se libère à quelques jours.

Le réflexe utile : demandez, même tard. Une date libre ne se devine pas, et un « non » coûte moins cher qu'un regret.

Organiser son événement

Nombre final de convives

Le nombre indiqué au devis peut bouger jusqu'à quelques jours de l'événement. Passé ce point, les courses sont faites et les quantités calculées : une variation en plus ne peut plus être servie, une variation en moins reste facturée.

Nous vous demandons donc une confirmation du nombre définitif en amont, sans surprise ni pénalité cachée.

Dans le doute, mieux vaut annoncer un peu large : la paella se partage très bien, et il vaut mieux qu'il en reste.

Organiser son événement

Annulation

Les conditions figurent sur le devis. Le principe : plus l'annulation est tardive, plus la part engagée est importante — la date bloquée n'a pas pu être proposée à quelqu'un d'autre, et les achats sont faits.

Le plus utile que vous puissiez faire : nous prévenir dès que vous savez. Une date libérée trois semaines avant peut se recaser ; libérée l'avant-veille, presque jamais.

Nous préférons largement une conversation à un silence.

Organiser son événement

Déplacement

Nous partons de Clarens, sur la Riviera vaudoise. Les frais de déplacement se calculent sur la distance routière réelle aller-retour jusqu'à votre lieu d'événement — pas sur une zone forfaitaire.

Concrètement : la Riviera et le Chablais sont tout près ; Lausanne, Fribourg et le Valais central sont des trajets courants ; Genève, Neuchâtel et le Jura sont plus loin et cela se voit sur le devis, honnêtement chiffré.

Une limite qui ne bouge pas : nous intervenons uniquement en Suisse. Nous ne passons pas la frontière — le matériel de show-cooking ne franchit pas la douane.

Tarifs et déplacement

Organiser son événement

Heure d'arrivée

Le chef arrive environ deux heures avant l'heure à laquelle vous souhaitez passer à table. Ce temps couvre l'installation, la mise en place, le sofrito, puis la cuisson du riz — qui, elle, ne se raccourcit pas.

C'est pour cette raison que la première question qu'on vous posera n'est pas « à quelle heure devons-nous venir ? » mais « à quelle heure voulez-vous manger ? ». L'heure d'arrivée s'en déduit ; l'inverse ne marche pas.

À prévoir de votre côté : un accès véhicule pas trop loin du point d'installation, et un espace dégagé pour la paellera.

Questions fréquentes

Organiser son événement

Durée d'une prestation

Comptez à peu près : trente minutes d'installation, une heure trente de cuisson visible, le service, puis trente minutes de rangement et de nettoyage du poste. Soit de l'ordre de quatre heures de présence.

La fête, elle, continue sans nous — nous partons une fois notre poste propre, sans attendre la fin de la soirée.

Organiser son événement

Ce qui est inclus

Inclus : le chef sur place du début à la fin, la paellera et le brûleur, le gaz, tous les ingrédients, la cuisson en direct et le service assuré par le chef depuis la paellera — ce qui vous évite d'engager du personnel de service.

Non inclus, et il vaut mieux le savoir tôt : il n'y a ni bar, ni serveurs en salle, ni découpe de jambon en direct. Les tables, la vaisselle et les boissons restent à votre charge ou passent par un autre prestataire.

Des extras existent — charcuterie en assiettes, sangria, dessert — et figurent séparément sur le devis.

Pourquoi on le dit aussi clairement : parce qu'une bonne prestation commence par des attentes justes.

Le déroulé complet

Organiser son événement

Vaisselle

Assiettes, couverts et verres sont à votre charge. Nous servons depuis la paellera, directement dans l'assiette de chaque invité.

Un conseil de terrain : privilégiez des assiettes creuses ou à bord plutôt que plates. Une paella généreusement servie tient mal sur une assiette plate, et c'est le genre de détail qu'on remarque au moment de la file.

Organiser son événement

Boissons

Nous ne faisons pas de bar et ne fournissons pas les boissons. La seule exception est la sangria rouge, préparée par nos soins et facturée au litre.

Cela laisse aussi une liberté appréciable : vous choisissez vos vins, vous achetez au prix que vous voulez, et vous n'avez pas de marge de traiteur sur les boissons.

Organiser son événement

Espace nécessaire

Il faut de la place pour la paellera, le brûleur, une table de travail et le chef qui tourne autour — de l'ordre de 3 × 3 mètres, sur un sol raisonnablement plat et stable.

Et l'emplacement doit être visible : c'est tout l'intérêt du show-cooking. Une paellera reléguée derrière la maison perd la moitié de sa raison d'être.

Ce qui ne va pas : une pente marquée, du gravier très meuble, un passage étroit où les invités se bousculent près d'une flamme.

Organiser son événement

Accès véhicule

Paellera, brûleur, bouteille de gaz, ingrédients : tout arrive en véhicule et se porte jusqu'au poste. Un accès à proximité change beaucoup les choses.

Ce qu'il faut nous signaler : un portail étroit, une longue allée, des escaliers, un chemin de vigne, un parking payant ou un accès réglementé en centre-ville. Rien de tout cela n'est rédhibitoire — mais tout se prépare mieux à l'avance que le jour même.

Organiser son événement

Électricité

La cuisson est au gaz : nous n'avons besoin d'aucune alimentation électrique pour cuisiner. Une prise reste appréciable pour l'éclairage du poste lors d'un service en soirée, ou en automne quand la nuit tombe tôt.

Si le lieu n'a pas de prise, dites-le : nous nous équipons en conséquence.

Organiser son événement

Plan B météo

La paellera doit rester au sec, le chef aussi. Un couvert suffit : un auvent, un préau, un garage ouvert, une tente. La cuisson peut aussi se faire à l'intérieur si le local est correctement ventilé.

Ce qui pose vraiment problème, ce n'est pas la pluie : c'est le vent. Une flamme couchée ne chauffe plus le fond régulièrement.

La question qu'on vous posera : « où installe-t-on la paellera s'il pleut ce jour-là ? » On la pose bien avant l'événement, pas le matin même.

Questions fréquentes

Organiser son événement

Allergènes

Les allergènes courants d'une paella sont les crustacés et mollusques et, selon les variétés, le poisson présent dans le fumet. Le safran, le riz et l'huile d'olive ne posent pas de problème. Nos paellas ne contiennent ni gluten ajouté ni produits laitiers — sauf la fideuà, à base de blé.

Pour une allergie sévère, la seule réponse sérieuse est une cuisson séparée, dans une seconde paellera. Nous ne prétendrons jamais qu'une même poêle est sans risque de contact.

Le moment de le dire, c'est la réservation. Cela se prépare aux courses de la veille, pas devant la paellera.

Nous en parler

Organiser son événement

Nettoyage

À la fin du service, le chef nettoie son poste : paellera, brûleur, plan de travail, déchets de cuisine emportés. Vous ne récupérez pas un coin de jardin à remettre en état.

En revanche, les tables, les assiettes des invités et les déchets de la fête ne sont pas de notre ressort.

Organiser son événement

Photos et vidéo

Le show-cooking est visuellement spectaculaire, et c'est une partie de ce que vous payez. Vos invités peuvent s'approcher, poser des questions, filmer.

Si vous voulez de belles images : les meilleurs moments sont la mise en place des fruits de mer en couronne, et la paella terminée juste avant le service — avant que la première cuillère n'entame la surface.

Nous demandons parfois l'autorisation d'utiliser une photo. C'est toujours une demande, jamais un droit acquis.

Organiser son événement

Buffet ou paella

Un buffet disperse : chacun se sert quand il veut, mange ce qu'il veut, à son rythme. C'est souple, et c'est aussi ce qui fait que les groupes restent entre eux.

Une paella synchronise : tout le monde regarde la même cuisson, mange la même chose au même moment, autour du même plat. C'est moins souple et bien plus fédérateur.

Le bon critère : si votre objectif est que des gens qui ne se connaissent pas se parlent, la paella y arrive mieux. Si c'est un cocktail debout où l'on circule, un buffet est plus adapté.

Pour les événements d'entreprise

En Suisse romande

Suisse romande uniquement

Nous intervenons dans les six cantons romands : Vaud, Genève, Fribourg, Valais, Neuchâtel et le Jura. Base à Clarens, sur la Riviera vaudoise.

Nous ne franchissons pas la frontière, dans aucun cas. Le matériel de show-cooking et les denrées ne passent pas la douane. Cela vaut aussi pour les communes françaises voisines, même à quelques minutes de route — Annemasse, Divonne, Évian, Annecy.

Nous préférons le dire d'emblée plutôt que de laisser espérer.

En Suisse romande

Clarens

C'est de Clarens que part chaque prestation, et c'est depuis Clarens que se calculent les frais de déplacement.

Une précision utile : nous n'avons pas de local ouvert au public. Il n'y a rien à venir chercher sur place et aucune vente au comptoir — nous nous déplaçons chez vous, c'est tout notre métier.

Paella sur la Riviera

En Suisse romande

Riviera vaudoise

C'est la région que nous connaissons le mieux : les salles, les jardins, les quais, les contraintes de vent au bord du lac, les accès véhicule dans les vieilles rues.

C'est aussi la zone où les frais de déplacement sont les plus légers — quelques kilomètres depuis Clarens.

Paella à Vevey et sur la Riviera

En Suisse romande

Lavaux

Un événement dans un domaine de Lavaux est spectaculaire : la vigne, le lac, les Alpes de Savoie en face. C'est aussi un terrain qui demande de la préparation.

Les points à vérifier : les chemins de vigne sont étroits et parfois interdits aux véhicules, les terrasses sont en pente, et le vent du lac remonte en fin de journée.

Rien de rédhibitoire — mais c'est typiquement un lieu où une photo de l'emplacement, envoyée à l'avance, évite les mauvaises surprises.

En Suisse romande

Autorisation communale

Pour un événement chez vous — jardin, terrasse, cour, parking privé, salle louée — aucune autorisation n'est nécessaire pour notre installation.

Sur le domaine public en revanche — une place, un quai, un parc communal — la commune demande généralement une autorisation, à solliciter plusieurs semaines à l'avance. C'est une démarche du côté de l'organisateur, pas du traiteur.

Nous vous dirons dans quel cas vous êtes dès que vous nous indiquez le lieu.

En Suisse romande

Haute saison

La saison des événements en extérieur va grosso modo de mai à septembre, avec un pic en juin et en septembre — les deux meilleurs mois pour un mariage en Suisse romande.

Sur cette période, les samedis se réservent des mois à l'avance. Les vendredis, dimanches et jours de semaine restent beaucoup plus disponibles, et c'est une piste souvent négligée.

En Suisse romande

Paella en hiver

Une paella en décembre est une excellente idée : la flamme réchauffe, l'odeur porte encore plus dans l'air froid, et les invités se rassemblent naturellement autour du poste.

Ce qu'il faut, c'est un abri contre le vent et la pluie, et de quoi tenir debout dehors quelques minutes — ou une salle ventilée à côté.

Un avantage concret : hors saison, les dates sont largement disponibles, y compris les samedis.

En Suisse romande

Altitude

À 1 500 mètres, l'eau bout autour de 95 °C au lieu de 100. La cuisson du riz s'allonge de quelques minutes, et il faut légèrement plus de bouillon car l'évaporation change.

Ce n'est pas un problème, c'est un ajustement — à condition de le savoir. Sur un chalet d'alpage ou une station valaisanne, on part avec ce paramètre en tête.

Paella en Valais

En Suisse romande

Genève

Genève est à environ une heure et demie de Clarens. Le déplacement est donc plus important qu'ailleurs, et il figure honnêtement chiffré au devis plutôt que dilué dans le prix par personne.

La contrainte locale à anticiper : l'accès et le stationnement en ville, notamment dans les quartiers à circulation limitée. Une adresse précise et une indication sur le stationnement font gagner beaucoup de temps.

Paella à Genève

En Suisse romande

Valais

De Martigny à Sierre, la plaine est facile d'accès. Les coteaux et les stations le sont moins : routes étroites, dénivelé, accès parfois réglementé en hiver.

Ce sont des événements que nous faisons régulièrement, y compris en altitude — mais l'adresse exacte et une idée du stationnement sont plus importantes qu'ailleurs.

Paella en Valais

En Suisse romande

Fribourg

La Broye, la Gruyère, la Sarine : le canton de Fribourg est très demandeur de paella, souvent pour des fêtes de famille et des événements d'entreprise.

Hector parle français et espagnol. Dans la partie alémanique du canton, le service se déroule en français dans la quasi-totalité des cas.

Paella dans le canton de Fribourg

En Suisse romande

Neuchâtel et Jura

Le Littoral, le Val-de-Ruz, les Montagnes neuchâteloises, l'Ajoie : ce sont des trajets longs depuis Clarens, chiffrés comme tels.

Nous y intervenons régulièrement, notamment pour des fêtes de village et des événements d'entreprise.

Paella à Neuchâtel

En Suisse romande

Traiteur ou food truck

La confusion est fréquente, et la différence est réelle. Un food truck stationne à l'écart, les invités font la queue devant une fenêtre, et le spectacle se passe dans le camion — donc hors de vue.

Nous arrivons avec la paellera et le brûleur, et nous nous installons là où sont vos invités. Pas de queue, pas d'autorisation de stationnement à obtenir, pas de contrainte d'accès.

Le résultat visé : l'événement reste le vôtre. La paella s'y intègre, elle ne le transforme pas en marché de rue.

Food truck paella : la comparaison

Culture, origine, traditions

L'Albufera

L'Albufera est une lagune d'eau douce séparée de la Méditerranée par un cordon de dunes, entourée de rizières. C'est là que la paella est née, dans les cabanes des paysans et des pêcheurs.

Le riz y est cultivé depuis l'époque musulmane, qui a apporté à la fois la plante et les techniques d'irrigation. Le paysage — l'eau, les rizières, les barques à fond plat — n'a pas fondamentalement changé.

C'est de là que vient le J. Sendra que nous utilisons.

Le riz de l'Albufera

Culture, origine, traditions

Le mot « paella »

Paella vient du latin patella, « petit plat », qui a donné aussi le français « poêle ». En valencien, le mot désigne le récipient — le plat s'appelle littéralement « riz », arròs.

Dire « une paella » pour désigner le plat est donc un raccourci international, parfaitement accepté aujourd'hui, y compris en Espagne.

En revanche, « une paëlla » avec tréma, ou « paëlla » prononcé à la française, fait sourire : le double L espagnol se prononce comme un « y ».

Culture, origine, traditions

Le dimanche valencien

À Valence, la paella n'est pas un plat de restaurant : c'est le repas du dimanche en famille, cuisiné dehors, dans le champ ou sur la terrasse. Elle se mange traditionnellement à midi, jamais le soir.

Une particularité amusante : dans une culture où la cuisine quotidienne est largement féminine, la paella du dimanche est souvent l'affaire des hommes. C'est le plat du feu, du dehors, et de la démonstration.

Le show-cooking n'a rien inventé — il a juste déplacé cette scène.

Culture, origine, traditions

Manger à même la paellera

Dans la version la plus traditionnelle, on ne sert pas d'assiettes : la paellera est posée au centre et chacun mange sa portion en triangle, du bord vers le centre, avec une cuillère en bois. Personne n'empiète sur le secteur du voisin.

C'est convivial et très codifié. Sur un événement de cinquante personnes, ce n'est évidemment pas praticable — mais l'esprit reste : tout le monde mange du même plat, au même moment.

Culture, origine, traditions

Les Fallas

Chaque mois de mars, Valence construit des centaines de sculptures monumentales en carton et en bois, les expose une semaine, puis les brûle toutes en une nuit — la Cremà.

C'est une fête du feu, du bruit et de la rue, et c'est aussi la période où la ville cuisine le plus de paellas en plein air.

Les Fallas de Valence

Culture, origine, traditions

Sueca

Sueca, en pleine zone rizicole, organise chaque septembre le concours international de paella valenciana, référence mondiale du plat. Le règlement y est strict : les ingrédients autorisés sont listés, et l'improvisation est éliminatoire.

C'est ce concours qui a largement fixé ce qu'on appelle aujourd'hui « la recette authentique ».

Culture, origine, traditions

Le débat de l'oignon

L'oignon libère beaucoup d'eau et du sucre en cuisant. Dans un plat où l'on cherche justement à contrôler l'humidité pour obtenir un grain sec et un socarrat, il travaille contre vous.

C'est pour cette raison qu'il est absent de la valenciana — pas par superstition. Dans d'autres riz espagnols, notamment ceux cuits au four, il a toute sa place.

Culture, origine, traditions

Paella ou risotto

Le risotto se remue en permanence pour libérer l'amidon et lier le plat ; le bouillon s'ajoute louche par louche. Le résultat visé est crémeux.

La paella ne se remue jamais ; le bouillon est versé en une fois. Le résultat visé est sec, à grains distincts, avec une croûte au fond.

Ce sont deux techniques opposées avec la même matière première. Une paella crémeuse est un risotto raté, et un risotto sec est une paella ratée.

Paella ou risotto ?

Culture, origine, traditions

Arròs a banda

Plat de pêcheurs d'Alicante : on cuit d'abord le poisson pour en tirer un bouillon, on le sert séparément, et le riz cuit ensuite dans ce bouillon. D'où le nom, « le riz à part ».

Le riz seul, chargé de tout le goût du poisson, est d'une intensité surprenante. Il se sert avec de l'aïoli.

Culture, origine, traditions

Arròs al forn

Cuit au four dans une cassole en terre cuite, avec pois chiches, boudin noir, pommes de terre et parfois une tête d'ail entière au centre. Il naît traditionnellement des restes du cocido, le pot-au-feu espagnol.

C'est un plat d'hiver, dense et rustique, très éloigné de la paella d'extérieur — et une bonne illustration du fait que la cuisine du riz espagnole ne se résume pas à un seul plat.

Culture, origine, traditions

Sobremesa

Il n'y a pas de traduction en français. La sobremesa, c'est le moment où les assiettes sont vides, où personne ne se lève, et où la conversation continue — parfois deux heures.

C'est culturellement au moins aussi important que le repas lui-même. Et c'est ce qui se produit spontanément après une paella réussie : les gens restent.

Culture, origine, traditions

Le paellero

Le mot désigne deux choses : le brûleur à gaz, et la personne qui cuisine. Être « le paellero » de la famille est un rôle qui se transmet et se revendique.

Ce n'est pas un titre de cuisinier professionnel : c'est celui qui, chaque dimanche, s'occupe du feu et du riz pendant que les autres discutent autour.

Le chef Hector

Culture, origine, traditions

Denominación de Origen

Comme les AOP françaises, les Denominaciones de Origen protègent l'origine géographique et le mode de production. Plusieurs ingrédients de la paella en bénéficient : Arròs de València, Pimentón de la Vera, Azafrán de La Mancha.

Ce n'est pas un label de goût, c'est un label d'origine et de méthode. Mais dans ces trois cas précis, la méthode est justement ce qui fait la différence.

Culture, origine, traditions

Rice-shaming

Ajouter du chorizo, des petits pois, de la crème ou du poulet et des fruits de mer dans une valenciana déclenche à Valence une réaction qui va de l'ironie à la véritable colère. Des comptes entiers sur les réseaux sociaux y sont consacrés.

Ce qu'il y a derrière : la paella est un marqueur identitaire régional, pas juste une recette. La défendre revient à défendre une culture qui a longtemps été minorisée.

Notre position est simple : on nomme les choses correctement. Une mixta est une mixta, elle est excellente, et elle ne prétend pas être une valenciana.

Organiser son événement

Mariage

C'est notre format le plus demandé de mai à septembre. La paellera s'installe là où sont les invités, la cuisson dure une heure et demie, et le service se fait depuis la poêle : vos convives viennent avec leur assiette et repartent avec une conversation.

Ce que ça change concrètement : pas de plan de table à optimiser autour d'un service à l'assiette, pas de personnel de salle à engager, et un moment fort qui occupe naturellement le creux entre la cérémonie et la soirée.

Les trois questions qu'on vous posera : à quelle heure voulez-vous passer à table, où installe-t-on la paellera s'il pleut, et y a-t-il des végétariens ou des allergies. Le reste se règle en quelques échanges.

Délai : pour un samedi de juin ou de septembre, comptez trois à quatre mois d'avance.

Notre page mariages

Organiser son événement

Fête du personnel

Soirée d'équipe, séminaire, lancement produit, jubilé, fin d'année. Le point commun : vous voulez que des gens qui ne se croisent jamais se parlent, et un buffet ne le fait pas — il laisse chacun dans son groupe.

La paellera impose un point focal physique. Les collaborateurs quittent leur table pour s'en approcher, se retrouvent côte à côte avec quelqu'un d'un autre service, et regardent la même chose : ils ont un sujet de conversation immédiat.

Côté administratif : facture officielle Pamuca Sàrl, sans TVA (société non assujettie), et deux modes de règlement annoncés dès le premier contact — jamais à 60 ou 90 jours.

Événements d'entreprise

Organiser son événement

Anniversaire et fête de famille

Un grand plat unique règle le problème le plus pénible d'un repas de famille : servir trois générations qui n'ont pas les mêmes horaires ni les mêmes appétits. Tout le monde mange la même chose, au même moment, et se sert autant qu'il veut.

Avec des enfants : la mixta passe très bien, un tarif enfant s'applique selon la variété, et surtout la paellera les tient plus longtemps qu'un buffet — une flamme et 80 cm de riz qui dore, ça se regarde.

Dès 25 personnes. Si vous êtes un peu moins, dites-le nous quand même : parfois la date se combine.

Paella pour anniversaire

Organiser son événement

Festival et fête publique

Sur un événement public, le volume et le débit priment : on installe plusieurs paelleras en parallèle pour servir sans file d'attente interminable, et la cuisson devient une attraction en soi.

Ce qui change par rapport à un événement privé : l'emplacement est en général sur le domaine public, ce qui demande une autorisation communale à solliciter plusieurs semaines à l'avance — une démarche de l'organisateur, pas du traiteur. Il faut aussi un accès véhicule et un sol plat.

Tarif sur devis : au-delà de 80 convives, le prix se calcule sur mesure, et cela joue en votre faveur au-dessus de 200 personnes.

Paella géante

Le riz et les ingrédients

Amylose et amylopectine

Le grain de riz contient deux amidons. L'amylose maintient sa structure : plus il y en a, plus le grain reste ferme et séparé. L'amylopectine se dissout à la cuisson et rend crémeux : plus il y en a, plus le plat se lie.

Un riz long type basmati est très riche en amylose — il reste séparé mais n'absorbe presque rien. Un arborio libère tellement d'amylopectine qu'on obtient une crème. Les riz ronds espagnols sont l'équilibre entre les deux : ils absorbent beaucoup tout en gardant le grain.

C'est pour cette raison qu'on remue un risotto (pour libérer l'amidon) et qu'on ne remue jamais une paella (pour ne pas le libérer). Deux gestes opposés, une seule explication.

Paella ou risotto : la comparaison

Les paellas et ce qui les accompagne

Jamón ibérico de bellota

Trois critères le définissent. La race : porc ibérique pur (100 %) ou croisé à 50-75 % avec du Duroc — la réglementation impose de l'indiquer. L'alimentation : bellota désigne un animal engraissé aux glands en liberté dans la dehesa ; viennent ensuite cebo de campo (plein air, alimentation mixte) et cebo (ferme, céréales). L'affinage : au moins 24 mois pour un grand jambon.

Le gras infiltré du bellota fond à température ambiante — d'où la règle absolue : on le sort du froid vingt à trente minutes avant. Servi froid, il ne libère rien.

Chez nous : la charcuterie arrive en assiettes, tranchée le jour même. Il n'y a pas de découpe en direct.

Le guide de la charcuterie ibérique

Le riz et les ingrédients

Vierge extra (AOVE)

Aceite de oliva virgen extra — huile d'olive vierge extra. Pour porter ce nom, une huile doit être obtenue mécaniquement, sans traitement chimique, avoir une acidité libre inférieure à 0,8 %, et surtout ne présenter aucun défaut à la dégustation par un panel officiel.

C'est donc mesuré et vérifié, pas déclaratif. La catégorie inférieure, « vierge » tout court, tolère de légers défauts ; « huile d'olive » sans mention est un assemblage raffiné.

Le repère utile : une bonne vierge extra est un peu amère et pique en fin de gorge. C'est le signe des polyphénols, pas un défaut.

L'huile d'olive AOVE Picual

La cuisson

Sarments de vigne

Les sarments — les bois de taille de la vigne — brûlent vite et fort avec une flamme large, ce qui convient bien à une paellera. C'est le combustible historique, avec le bois d'oranger, dans la campagne valencienne.

Pourquoi nous ne les utilisons pas : le feu de bois monte et retombe, chauffe par zones, et demande un cuisinier occupé par les braises au lieu du riz. Sur un événement où l'on sert à une heure annoncée, ce n'est pas tenable. Sans compter la fumée, les étincelles et les règles de la plupart des lieux.

La nuance fumée qu'ils apportent est réelle mais marginale face au safran, au pimentón et au socarrat.

Bois ou gaz pour la paella ?

Les paellas et ce qui les accompagne

Fideos

Les fideos sont des pâtes courtes, souvent creuses, numérotées selon leur calibre. Le creux n'est pas décoratif : il absorbe le fumet comme le ferait un grain de riz.

Elles se font dorer avant d'être mouillées — cette torréfaction donne le goût de noisette caractéristique et les empêche de coller. En fin de cuisson, elles se dressent vers le haut : c'est le signe visuel que le point est juste.

À noter : à base de blé, elles contiennent du gluten — contrairement à une paella classique.

La fideuà de Gandía

Organiser son événement

Accord vins suisses

La paella est aromatique sans être lourde : elle demande de la fraîcheur, pas de la puissance. Un vin très boisé ou tannique se heurte au safran et laisse une amertume.

Ce qui marche : le chasselas vaudois, discret et minéral, accompagne sans se mettre devant ; la petite arvine valaisanne apporte une salinité qui répond bien aux fruits de mer. Sur une valenciana, un gamay ou un pinot léger servi frais (autour de 14 °C) fonctionne mieux qu'un blanc.

Ce qu'il faut éviter : les rouges de garde, les rosés sucrés, et l'idée qu'il faut une grande bouteille. Ce plat se mange debout, dans le bruit — le vin doit suivre ce rythme.

Accords paella et vins suisses

Les paellas et ce qui les accompagne

Gambas al ajillo

Crevettes saisies dans de l'huile d'olive avec de l'ail émincé et, souvent, une pointe de piment. Rien d'autre. Cela se sert brûlant, avec du pain pour l'huile parfumée.

C'est le plat chaud d'apéritif par excellence : rapide, spectaculaire, et l'odeur fait le travail d'annonce toute seule.

Sur nos prestations : nous ne servons pas de tapas chaudes — la paellera est occupée par le plat principal, et un second poste de cuisson serait nécessaire.

Cinq tapas avant la paella

Culture, origine, traditions

La mascletà

Pendant les Fallas, chaque jour à quatorze heures sur la place de l'hôtel de ville de Valence, un enchaînement pyrotechnique conçu pour le son : une montée en intensité qui se ressent physiquement dans la poitrine.

Il n'y a presque rien à voir — c'est le principe. C'est un des rares spectacles qui s'écoute les yeux ouverts sans rien regarder.

Les Fallas de Valence

Culture, origine, traditions

Dehesa

Paysage du sud-ouest de l'Espagne : de vastes étendues de chênes verts et de chênes-lièges espacés, entre forêt et prairie, entretenues depuis des siècles.

C'est là que les porcs ibériques sont lâchés pendant la montanera, la saison des glands, entre octobre et février. Un animal bellota y parcourt plusieurs kilomètres par jour et double presque son poids en glands et en herbe.

La dehesa est un écosystème cultivé, pas une forêt sauvage : sans les troupeaux, elle disparaît.

La cuisson

Le point de fumée

Au-delà de son point de fumée, une matière grasse se décompose : elle fume, développe des composés amers et perd ses qualités. Une huile fragile atteint ce seuil bien avant la température de saisie.

Les huiles d'olive vierges extra riches en acide oléique et en antioxydants — la Picual en particulier — tiennent une chaleur élevée sans se dégrader. C'est ce qui permet de saisir la viande puis de confire le sofrito pendant vingt minutes dans la même huile.

Pourquoi la Picual pour la cuisson

Le riz et les ingrédients

Poulet fermier

C'est la viande de deux de nos recettes : la Valenciana et la Mixta. Nous travaillons avec du poulet fermier de producteurs suisses — le même que celui que vous trouvez chez votre boucher, pas du filet industriel.

La découpe compte plus qu'on ne croit. La paella demande des morceaux avec l'os : cuisse et haut de cuisse coupés en deux, aile. L'os donne du goût au bouillon pendant la cuisson et empêche la chair de se dessécher. Un blanc de poulet en dés, lui, devient sec en dix-huit minutes.

Le poulet est saisi en premier, avant même le sofrito, puis réservé et remis en place au moment du riz. Cette première saisie laisse au fond de la paellera les sucs qui feront toute la profondeur du plat.

Le lapin est possible sur demande — c'est la viande de la recette valencienne d'origine. Il suffit de le préciser à la commande.

Voir la carte

Le riz et les ingrédients

Poivrons

Le poivron intervient deux fois dans une paella, et ce ne sont pas les mêmes poivrons.

Dans le sofrito : haché fin, il fond avec la tomate et l'ail pendant une quarantaine de minutes. Là, il n'est plus visible — il est devenu de la saveur. C'est la base du plat.

Sur le dessus : en larges lanières rôties, posées en rayons. Elles apportent la couleur rouge qu'on voit sur les photos, et une douceur sucrée qui tranche avec le safran. Dans la Valenciana, elles font partie de la recette ; dans la végétarienne, les trois couleurs deviennent l'ingrédient principal.

À ne pas confondre avec la ñora, qui est un petit poivron rond séché, réhydraté et gratté — un condiment, pas un légume.

Le lexique complet

Le riz et les ingrédients

Légumes de saison

La paella végétarienne ne se contente pas d'une paella à laquelle on aurait retiré la viande. Les légumes y sont l'ingrédient principal, et ils doivent tenir dix-huit minutes de cuisson sans se défaire.

Le socle habituel : poivrons des trois couleurs, haricots verts, aubergine, courgette et champignons, complétés selon le mois par ce que les maraîchers ont de mieux — artichaut au printemps, poivron au plus fort de l'été.

Le point technique : chaque légume entre à un moment différent. Les plus fermes sont saisis d'abord et rendent leur jus au bouillon ; les plus tendres arrivent tard pour rester entiers. C'est ce décalage qui évite la purée de légumes.

Le bouillon, lui, est un bouillon de légumes. Une paella végétarienne construite sur du bouillon de poisson n'en serait pas une.

Voir la paella végétarienne

Organiser son événement

Séminaire d'entreprise

Un séminaire a un ennemi : le repas qui casse l'élan. Un service à table de deux heures et l'après-midi est perdue ; un sandwich devant les slides et la pause n'a servi à rien.

La paella tombe entre les deux. Le service depuis la paellera va vite — tout le monde est servi en une quinzaine de minutes, chacun à son tour, sans plan de table ni personnel de salle — mais la cuisson en direct, elle, dure une heure et demie avant. Vos participants la voient avancer pendant les ateliers ; elle fait le décompte du matin.

Ce que cela change concrètement : pas d'équipe de service à coordonner, pas de cuisine à réserver dans le lieu, et une pause qui devient un moment à part au lieu d'une contrainte logistique.

Le format marche dès 25 personnes, en intérieur si le local est ventilé, en extérieur partout où la paellera peut s'installer en sécurité.

La page entreprises

Organiser son événement

Crustacés

Où ils sont : gambas entières et crevettes décortiquées, dans la Mixta, la Marisco, l'Arroz Negro et la Fideuà. La Valenciana et la végétarienne n'en contiennent pas.

Ce qu'il faut savoir : l'allergie aux crustacés est l'une des plus fréquentes chez l'adulte, et l'une des plus vives. La cuisson ne la neutralise pas — les protéines en cause résistent à la chaleur. La vapeur d'une cuisson peut suffire à déclencher une réaction chez une personne très sensible.

Ce que nous faisons : pour une allergie déclarée, la seule réponse honnête est une seconde paellera, montée à côté, avec ses ustensiles. Nous ne dirons jamais qu'une même poêle est sans risque de contact.

Le moment de le dire est la réservation, pas le jour J : cela change les achats et le matériel qu'on charge dans la camionnette.

La page allergènes

Organiser son événement

Mollusques

Où ils sont : les anneaux de calamar, dans la Mixta, la Marisco, l'Arroz Negro et la Fideuà. L'Arroz Negro ajoute l'encre de seiche, qui est également un produit de mollusque. Les moules sont proposées sur demande.

Ce qu'il faut savoir : les mollusques forment un groupe très large — céphalopodes (calamar, seiche, poulpe) et coquillages (moule, palourde, huître). Une personne allergique à l'un ne l'est pas forcément à tous, mais la prudence médicale habituelle est de les traiter ensemble.

Ce que nous faisons : comme pour les crustacés, une allergie déclarée se traite par une cuisson séparée dans une seconde paellera. Retirer les calamars d'une paella déjà cuite ne retire pas l'allergène : il est passé dans le riz et le bouillon.

La page allergènes

Organiser son événement

Poisson

C'est l'allergène qu'on oublie, parce qu'on ne le voit pas. Il n'y a pas de morceau de poisson dans nos paellas : le poisson est dans le bouillon sur lequel cuisent la Marisco, l'Arroz Negro et la Fideuà.

Or le bouillon est partout : c'est lui que le riz absorbe pendant dix-huit minutes. Une paella cuite au fumet est une paella au poisson, du premier au dernier grain.

Les recettes sans poisson : la Valenciana et la Mixta, cuites au bouillon de volaille, et la végétarienne, cuite au bouillon de légumes. Trois recettes sur six, donc, ne passent jamais par le bouillon de poisson.

En cas d'allergie au poisson, dites-le à la réservation : c'est le bouillon qu'il faut changer, et cela se décide avant les achats.

La page allergènes

Organiser son événement

Céleri

Le céleri est l'allergène qu'on ne voit jamais venir : il n'y a pas un morceau de céleri dans nos paellas. Il arrive par le bouillon de volaille, dont l'étiquette le déclare deux fois — dans les arômes, et dans la graisse de poulet.

Où il est : dans les recettes cuites au bouillon de volaille — la Valenciana et la Mixta. Le bouillon de légumes, lui, n'en contient pas : la végétarienne en est donc exempte.

Où il n'est pas non plus : le bouillon de poisson, qui sert à la Marisco, à l'Arroz Negro et à la Fideuà. Son étiquette a été relevée : elle déclare poisson, crustacés et mollusques — pas de céleri.

Le céleri résiste à la cuisson et se diffuse dans tout le riz avec le bouillon : on ne peut pas le retirer d'un plat déjà cuit. Pour une allergie au céleri, la réponse est une recette au bouillon de légumes, ou une cuisson séparée.

Le tableau des six recettes

Organiser son événement

Œufs

Aucune de nos recettes ne met d'œuf dans la paellera. L'œuf arrive, comme le céleri, par le bouillon de volaille : son étiquette déclare des arômes contenant œuf.

Concerné : la Valenciana et la Mixta. Non concerné : la végétarienne, cuite au bouillon de légumes, dont l'étiquette ne déclare aucun allergène.

Non concerné également : le bouillon de poisson des trois recettes de la mer. Son étiquette déclare poisson, crustacés et mollusques — mais pas d'œuf.

Pensez aussi aux extras : un aïoli peut être monté à l'œuf, et beaucoup de desserts en contiennent. Si l'allergie est sévère, demandez-nous l'étiquette exacte du produit servi — nous vous l'envoyons.

La page allergènes

Organiser son événement

Gluten

Une paella est naturellement sans gluten. Riz, légumes, viande ou fruits de mer, safran, huile d'olive : rien dans la recette n'en apporte. Nous n'utilisons ni farine, ni liant, ni bouillon cube.

La seule exception de la carte est la Fideuà, qui remplace le riz par des fideos, de courtes pâtes de blé dur. Elle en contient, et il n'existe pas de version « allégée » : c'est le principe même du plat.

Intolérance et maladie cœliaque ne demandent pas les mêmes précautions. Pour une sensibilité légère, le menu suffit. Pour une cœliaquie, il faut une paellera dédiée et des ustensiles qui n'ont pas touché la fideuà — ce qui se prépare, et se charge dans la camionnette avant de partir.

La page allergènes

Organiser son événement

Contact croisé

Une paella se cuisine dans un seul plat, à ciel ouvert, avec une seule spatule, sur un feu partagé. C'est tout l'intérêt du show-cooking — et c'est aussi ce qui rend le contact possible.

Concrètement, l'allergène voyage par trois chemins : l'ustensile qui passe d'une zone à l'autre, les projections d'un plat vers un autre posé à côté, et la vapeur, qui suffit à déclencher une réaction chez une personne très sensible aux crustacés.

Beaucoup de traiteurs répondent « pas de souci » parce que c'est ce que le client veut entendre. Nous préférons dire les choses : dans la même paellera, il n'y a pas de garantie.

Ce qui existe, en revanche, c'est une cuisson séparée : une seconde paellera, ses ustensiles, son bouillon, montée à distance de la première. Cela se décide à la réservation, parce que cela se charge dans la camionnette.

La page allergènes

Organiser son événement

Retirer un ingrédient

C'est la demande la plus fréquente, et la plus mal comprise : « servez-lui la même chose, mais sans les crevettes ».

Cela ne fonctionne pas, et pour une raison mécanique. Pendant dix-huit minutes, le riz absorbe le bouillon — c'est le principe même du plat. Or le bouillon a cuit avec les fruits de mer, ou est un fumet de poisson. L'allergène n'est donc pas posé sur le riz : il est dedans, dans chaque grain.

Le même raisonnement vaut pour le gluten de la fideuà, dont les pâtes libèrent leur amidon dans tout le plat.

La seule réponse est en amont : soit on choisit une recette qui ne contient pas l'allergène — la Valenciana et la végétarienne n'en ont aucun des quatre —, soit on monte une seconde paellera. Retirer après cuisson ne retire rien.

Le tableau des six recettes

Organiser son événement

Bâche de protection

Une paellera de 115 cm posée sur un brûleur à gaz, c'est de la graisse chaude qui saute, et parfois du bouillon qui déborde. Sur une terrasse en pierre claire, une terrasse en bois ou un parquet d'orangerie, la trace reste.

Nous arrivons donc avec une bâche professionnelle que nous déployons sous toute la zone de cuisson avant d'allumer quoi que ce soit. Béton, bois, carrelage, gravier : le sol ressort comme il était.

Ce n'est pas une option, et ce n'est pas facturé. C'est compris dans les CHF 27 par personne, au même titre que le gaz ou la paellera. Nous ne la sortons pas « si vous le demandez » : nous la sortons toujours.

C'est souvent l'argument qui débloque les lieux de réception les plus stricts — et parfois votre propriétaire.

Ce que comprend le tarif

Organiser son événement

Tonnelle

Le chef cuisine dehors pendant une heure et demie, à côté d'un feu ouvert. S'il pleut, ce n'est pas la paella qui est en danger — c'est le service. On ne travaille pas au gaz sous une averse.

Nous chargeons donc une tonnelle de 3 mètres sur 3 quand le repérage montre qu'aucun abri n'existe sur place. Elle couvre la zone de cuisson, pas vos invités : eux restent au sec sous votre propre solution, tente ou salle.

Elle n'est pas facturée en plus. Comme la bâche, elle fait partie de ce que nous amenons.

Elle n'est pas non plus le plan B météo complet : si l'orage est annoncé, la vraie question est de savoir où mangeront vos quatre-vingts invités. Cette conversation-là, on l'a ensemble à la réservation.

Ce que comprend le tarif

Une question qui n'est pas ici ?

Le chef répond lui-même

Un terme qui manque, un doute sur votre événement, une contrainte de lieu — expliquer fait partie du métier, et un conseil au téléphone ne coûte rien.

+41 76 651 47 77

Votre paella, cuisinée devant vos invités

Dès 25 personnes · CHF 27/pers jusqu'à 80 convives · Devis détaillé sous 24 h · Suisse romande

Demander mon devis +41 76 651 47 77